Dans la peau d'un Sang-Pur
Quand il ouvrit les yeux, ce fut un visage la première image qu'il vit. Un visage avec des cheveux noirs, des yeux violets foncés. Beau visage, pensa-t-il. Il vit les lèvres rouges du visage s'animait. Et il entendit son nom être prononcé.
- Draco... Draco ! dit une voix exaspérée.
Puis, il fit le rapprochement entre la voix et le visage. Quand le jeune homme se fut totalement réveillé, il devina, enfin disons vit, que le mystérieux visage appartenait à...
- Blaise ! Merlin ! Qu'est ce que tu fais sur mon lit ? Et si près de mon visage ?
- Beurk ! Qu'insinues-tu, grimaça son ami. Désolé, mec, je préfère les filles, même si t'as un petit côté féminin tu res...
- La ferme, coupa le blond. Et bouge de là, je m'habille et ce que tu pourrais voir n'aura aucun ressemblance avec les femmes je peux te l'assurer.
Blaise s'en fut sans protester sous les ricanements de Draco. Ce dernier s'étira et rit, les draps de soie de son lit le chatouillait. Un rayon de soleil perça de derrière les rideaux, et vint éclairer ses cheveux. Il se leva, enfin dirait Blaise, et se dirigea en boxer devant son miroir et se contempla. Tous ces efforts physique avait servis, abdos, pompes, gainage, sports de chambre aussi avaient forgés son corps maintenant devenu magnifique. Il s'admira une bonne dizaine de minutes puis sourit, ravi. Il se dirigea dans sa salle de bain, prit rapidement sa douche, il se sentit seul, ( NdA: No comment... ) et mit un
jean et une simple
chemise de soie noire. Il sortit de sa chambre, frappa sur le chemin sur une porte, d'où sortit Blaise, et continua son chemin sans un mot. Quand, il rentra dans la salle à manger du matin, sa mère était assise sur une chaise et quand elle le vit un sourire magnifique étira ses lèvres. Elle se leva et alla le serrer tendrement dans ses bras. Draco répondit à son étreinte et commença, ensuite à manger, Blaise à sa droite.
Son père arriva quand il eut fini.
Malefoy Senior salua les deux jeunes gens d'un petit coup raide de tête et embrassa sa femme amoureusement. Il releva la tête et vit que Draco partait.
- Draco, reste ici, je dois te parler. Je te laisse congédier le jeune Zabinni, car se qui va se passer les jours prochains ne le regarde pas.
- Je ferais comme vous venez de me le dire, père.
Et Draco fit ce qu'il avait promis de faire. Il salua un Blaise tout surpris, et le rassura, il lui ferait signe quand il le pourrait. L'invité partit sans plus de cérémonie.
Le jeune Malefoy entra silencieusement dans la salle qu'il venait de quitter. Il vit sa mère les larmes aux yeux et il prit peur, en bon Malefoy il n'en montra rien, et s'assit en face de son père.
- Je sais que tu t'inquiètes Draco. Mais tu te trompes sur la nature des larmes de ta mère. Elle n'est pas triste, elle est heureuse. Ne sois pas surpris et voit.
Et Draco vit. Il vit le sourire d'une joie intense de sa mère, vit ses larmes qui brillaient comme des étoiles, il vit son visage rayonnait comme le soleil qui, le matin même, était venu caresser ses cheveux.
- Je vais te raconter une histoire, Draco, ne me coupe pas et ne pose pas de questions ensuite. Tu auras les réponses en temps voulus, commença son père, avec une sorte d'adoration dans la voix.
Narcissa Malefoy souriait, elle allait retrouver sa fille. Son sourire s'agrandit, retrouver ce morceau d'âme qui lui manquait, elle n'aurait plus l'impression d'être un monstre, elle allait aimer non plus un enfant mais deux. Peut-être allait-elle rattraper le temps qu'elle avait inutilement perdu. Et elle se vengerait. Se vengerait de cet homme qui lui avait menti et pris sa fille. Mentit pour ses intérêts et non pas pour les leurs.
Lucius se sentait bien, cela faisait dix-sept ans qu'il ne s'était pas senti aussi bien, vraiment bien. A vrai dire, il avait perdu sa raison de vivre il y a dix-sept ans. Il allait enfin être heureux avec toute sa famille. Et celui qui lui avait arraché sa fille de cette immonde manière allait payer. Le traître n'en sortirait pas indemne, peut-être pas vivant non plus.
Alors, il commença à raconter. Raconter l'histoire d'une vie qu'il ne connaissait pas, mais qu'il avait quand même dans les mains. Il raconta avec une voix froide, puis elle devint plus affectée, plus touchée et touchante. Cette histoire était vraie et il la racontait, et sa femme l'écoutait, écoutait chacun de ces mots qui lui redonnait espoir. Tout allait s'arranger.
De toutes façons, ils n'avaient pas le choix. Mais ça ne les gênaient pas. Vraiment pas.